Substances énergétiques
- Hydrocarbures
ENERGIE
Dans un marché énergétique
où la demande est restée globalement
stable en 1999, les parts des différentes sources
ont quelque peu évoluées : le charbon
perd plus de 5%, sa part du marché est inférieure à 25
% ; par contre l'énergie de source nucléaire
augmente de 3,8 % et pétrole et gaz augmentent
leur part respectivement de 2,6 % et de 2,4 %. Le gaz
prend de plus en plus d'importance puisqu'il représente
24 % de la consommation énergétique mondiale.
La part de l'énergie d'origine hydroélectrique
progresse également de 0,9 %.
En ce qui concerne
le pétrole, l'Europe qui détient 2 %
des réserves mondiales, a produit 329,4 Mt
soit 9,6 % de la production mondiale (3 452 Mt).
La France, pour sa part, a produit 1,5 Mt pour une
consommation de 96,4 Mt. L'Europe est approvisionnée à plus
de 80 % par les pays du Moyen Orient, de l'ex-Union
soviétique et d'Afrique du Nord.
Les réserves de gaz européennes
représentent 3,5 % des réserves mondiales.
La production européenne de gaz en 1999 était
de 282,2 Gm3, soit 12,1 % de la production
mondiale (2 329 Gm3). La France
qui a produit 3 Gm3 en a consommé 37,7
Gm3.
La production nationale d'hydrocarbures
(tabl. 1)) ne représente guère que 2
% de la consommation française de pétrole
et 6 % de celle de gaz. Aucun changement spectaculaire
n'est à attendre : les réserves de gaz
sont assez bien connues et devraient, au rythme actuel
de production, être épuisées avant
2010 ; les réserves de gaz pourraient assurer
une production pendant une quinzaine d'années,
mais les perspectives de leur renouvellement ne sont
pas nulles.
Production
Si le nombre des titres d'exploitation
est resté à peu près constant
en 1999 - 75 titres contre 76 en 1998 - la production
poursuit son ralentissement : moins 9,9 % pour le pétrole
et moins 7,8 % pour le gaz par rapport à 1998.
La production de pétrole passe à 1,539
Mt (1,709 Mt en 1998) et celle de gaz à 3,002
Gm3 (3,25 Gm3 en 1998). La volatilité du
marché du pétrole au cours de l'année
précédente n'a pas favorisé les
projets d'investissement pour 1999, renforçant
ainsi la tendance au ralentissement.
Les chiffres de production du pétrole
et du gaz brut, globaux, par région, société et
gisement - pour les principaux d'entre eux - sont présentés
dans le tableau 1, établi d'après les
rapports annuels de la Direction des Hydrocarbures
(DHYCA).
En Alsace, où douze puits sont
producteurs, GEOPETROL, qui exploite les trois petits
gisements de Scheibenhard, Schelmenberg et Eschau,
a vu l'arrivée d'un nouveau venu, OELWEG qui
a repris un ancien puits sous le nom de Muelhweg. La
production représente à peine 0,5 % du
total national.
En Aquitaine, la production
en 1999 a encore augmenté sa part dans la production
nationale (45,9 % contre 44 % en 1998), avec 707
kt.
- dans le bassin de Parentis,
où 10 gisements sont en exploitation, ESSOREP,
qui reste le premier producteur français (gisements
de Courbey, Cazaux, Les Pins, Les Arbousiers, Tamaris),
a fourni 287 kt (301 kt en 1998) ; VERMILION
(gisements de Parentis, Mothes, Lugos, Lucats, Cabeil)
a produit 182 kt (195 kt en 1998), grâce
notamment au gisement de Parentis. Les deux principaux
gisements sont Parentis qui produit également
du gaz (9,7 Mm3 en 1999) et Cazaux.
- dans le Bassin d'Adour-Comminges,
6 gisements de pétrole sont en exploitation
: Lacq supérieur, Pécorade, Vic-Bilh
et Lagrave par EAEPF ; Castera-Lou et Montastruc par
GEOPETROL. La production d'ELF Aquitaine Exploration
Production France (EAEPF) baisse encore cette année à 213
kt (244 kt en 1998) ; son principal gisement est Vic
Bilh (77 610 t). Le gaz, produit uniquement par
EAEPF, provient essentiellement du gisement de Lacq
profond (2,09 Gm3 en 1999) et, dans une
moindre mesure, de celui de Meillon (0,452 Gm3 en 1999).
Les autres gisements de gaz sont Andoins, le Lanot,
Ucha, Rousse, Auzas, Proupiary, Saint-Marcet. Les gisements
de pétrole de Vic-Bilh et Pécorade fournissent également
du gaz.
Le Bassin de Paris, avec 825 kt de
pétrole (53,6 % de la production nationale)
reste la première région productrice
française malgré une diminution de la
production (947 kt en 1998). Parmi les 39 gisements
exploités, le principal est celui de Chaunoy,
exploité par ESSOREP, qui a produit 226 kt
de pétrole en 1990 (264 kt en 1998) et un peu
de gaz (6,12 Mm3). Trois compagnies se partagent,
avec ESSOREP, l'essentiel de la production : EAEPF,
qui n’exploite plus que 4 gisements, assure sa
production surtout avec le gisement de Itteville (149
kt) ; COPAREX exploite essentiellement le champ de
Villeperdue-Hautefeuille (122 kt). Le reste de la production
est fourni par VERMILION (77 kt), MADISON-CHART (56
kt), GEOPETROL (40 kt) et PETROREP (34 kt).
La production de gaz du Bassin Parisien
(215,58 Mm3 contre 245,6 Mm3 en
1998 ) provient en partie du gisement de Trois Fontaines
(89,6 Mm3 contre 122,7 Mm3 en 1998) situé au
nord de Saint-Dizier et dont l'exploitation par Gaz
de France est en déclin progressif. Par ailleurs,
GAZONOR produit du gaz de houille sur les sites de
Poissonnière (114,5 Mm3 contre 108 Mm3 en
1998) et de Désirée (5,4 Mm3 contre 6,9
Mm3 en 1998), dans le bassin du Nord-Pas-de-Calais.
Exploration
La superficie des permis
exclusifs de recherche est en hausse de 24 % grâce à l'augmentation
des permis marins qui atteignent 35 735 km² (25
373 km² en 1998) ; par contre la superficie du
domaine terrestre recule légèrement à 13
901 km² (14 60 km² en 1998). Les investissements
consacrés à l'exploration sont en forte
baisse (71 %). Aucun puits d'exploration n'a été foré en
1999 et l'activité géophysique se résume à 2 équipes/mois.
Réserves
Malgré la baisse des dépenses consacrées à l'extension
et au développement des gisements les réserves
de pétrole brut sont en augmentation à 19,8
Mt (17,7 Mt en 1998). Par contre, les réserves
de gaz naturel sont en régression et descendent à 14,4
Gm3
( 17,2 Gm3 en
1998) correspondant à 9,6 Gm3 de
gaz commercialisable.