Liste
des substances traitées dans le panorama. - Energie
2 - Métaux
3 - Participations minières et activité métallurgique sur le territoire
4 - Roches et minéraux industriels
|
Résumé
Durant l’année 2000, l’activité du secteur des matières premières (mines et carrières, première transformation des métaux ferreux et non ferreux, matériaux de construction) a bénéficié du contexte expansionniste de l’économie mondiale. Le chiffre d’affaires a atteint un bon niveau (statistiques DGEMP/OMP), avec 279 800 MF (+ 9,5 %), dont 25 300 MF pour les mines et carrières (+ 11,0 %) et 67 100 MF pour les matériaux de construction (+ 0,9 %). Le chiffre des emplois a progressé à 152 300 (+ 1,8 %), dont 21 000 en poste extraction (+ 1,9 %) et 46 800 en poste matériaux de construction (+ 4,5 %). Cependant, une évolution contrastée des échanges côté métaux et côté minéraux industriels, et une tendance des entreprises à se tourner vers la satisfaction du marché national au détriment de la sollicitation des marchés internationaux, ont dégradé les résultats du commerce extérieur du secteur (- 10 000 MF pour les matières premières et les métaux bruts).
Si l’année a encore été globalement satisfaisante du point de vue de la maîtrise de l’énergie, la facture énergétique a doublé en raison de la flambée du prix du pétrole. Car, à la différence d’autres pays européens, la France est quasi-dépourvue de ressources d’énergies fossiles : elle a produit 1,5 % de ses besoins en pétrole, 4,5 % de ses besoins en gaz et 16,5 % de ses besoins en charbon. Pour contrebalancer, l’énergie nucléaire (comptabilisée en ressources propres) a compté pour 76 % de la production nette électrique, ou près de 37 % de l’énergie primaire commerciale consommée, dont le montant de 258 Mtep marque une hausse de 1,7 %.
Les trois branches extractives françaises suivent des évolutions différentes. Concernant les énergies fossiles, le déclin se poursuit. Pour les hydrocarbures, dont l’extraction reste une activité marginale avec 1,42 Mt de pétrole brut (- 7,9 %) et 2,91 Gm3 de gaz brut (- 2,9 %), le terme des ressources est estimé à la fin de la décennie. Dans le cas de l’activité charbonnière, dont la fermeture économique ultime est prévue au cours du 2e semestre 2005, la production a chuté à 3 168 kt de houille (- 30,1 %) et 300 kt de lignite (- 46,2 %).
Du côté des métaux et de l’uranium, le déclin de l’extraction arrive à son terme en métropole, et bientôt la mine d’or de Salsigne sera la seule exception. Mais cette activité perdurera outre-mer grâce au nickel néo-calédonien et à l’or guyanais. La production d’or s’est élevée à 5 984 kg (- 8,4 %), et celle de la dernière mine d’uranium à 319 t (- 27,3 %). La production de nickel est revenue à son niveau d’avant 1999, avec 127 493 t (+ 15,8 %), tandis que celle de cobalt est restée stable vers 2 500 t. Enfin, la production pro parte nationale de magnésium a atteint 16 700 t. On notera que l’approvisionnement français est constitué pour près d’un tiers de métaux recyclés et, pour le restant, majoritairement d’importations dont la dépendance a été amplifiée par les hausses et la faiblesse de l’Euro face au Dollar.
L'activité extractive des roches et minéraux industriels est restée dynamique malgré l'accroissement des contraintes réglementaires. La Fédération des Minerais et Métaux a jugé le niveau d'activité 2000 globalement satisfaisant en dépit d’une balance commerciale déficitaire de 662,5 MF, car réalisé face à une concurrence étrangère agressive. Les substances concessibles, fluorine et sel, ont vu leur activité baisser en raison de la faiblesse de la demande, tandis que la production de potasse, dont l’arrêt définitif est programmé en 2003, poursuit son déclin. Pour les autres minéraux, l'activité a été particulièrement soutenue dans les domaines du kaolin (+ 17 % en tonnage), des feldspaths (+ 7 %), voire du talc (+ 0,9 %). La France conserve un rôle de premier plan pour certains marchés de niches, tels ceux de l'andalousite (1er producteur mondial avec 25 % de l’offre), de la diatomite (2ème producteur mondial avec 20 % de l’offre), des micas. Par contre, il faut noter la baisse continue d'activité pour les ardoises de couverture, les calcaires asphaltiques, voire, à terme, pour la barytine. Les difficultés d'accès à de nouvelles ressources, pourtant vitales pour notre industrie, sont parfois critiques, comme dans le cas de la silice en blocs utilisée en électrométallurgie
|