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Energie

Situation de la France

Si l’année 2000 est encore globalement satisfaisante du point de vue de la maîtrise de l’énergie, la facture énergétique a doublé (156 milliards de francs, + 103 %), en raison de la flambée du prix du pétrole. La consommation d’énergie primaire commerciale (EPC) a augmenté de 1,7 %, à 257,6 Mtep (corrigée des variations saisonnières : cvs), soit un peu moins que le PIB (+ 3,2 %). L’augmentation de la part du nucléaire dans la production d’électricité, passée à 76 % (75 % en 1999), permet d’assurer un taux d’indépendance énergétique de 50,2 % (ratio production sur ressources/consommation nette avant cvs). Dans le même temps, les émissions de CO2 ont baissé de 0,3 %.

Les chiffres produits (Tabl. 1) appartiennent au bilan détaillé français de l’Observatoire des Matières Premières (source 1) et au bilan mondial de la British Petroleum (source 2). Notons que les énergies renouvelables (EnR) ne sont pas comptabilisées par la source 2, et que les chiffres de la France sont un peu différents d’une source à l’autre, sauf pour le poste charbon. La quantité d’EPC disponible en France (avant export net électrique et sans cvs) serait de 267 Mtep pour la source 1 (Fig. 1a), donc très voisine des 258 Mtep de la source 2 (poste "consommation", sans l’EnR). La production sur ressources propres, qui inclut l’énergie nucléaire important ses minerais, atteint 126 Mtep (source 1), dont 73 % pour le nucléaire, ou 120 Mtep (source 2). Dans le bilan détaillé français (dont les chiffres du pétrole et du gaz naturel sont différents suivant les tableaux), la consommation nette d’EPC ressort à 251 Mtep, tandis que le pétrole compte pour 70 % des importations.

Par finalités, l’EPC consommée est utilisée à raison de 39,1 % par les secteurs résidentiel et tertiaire, 19,5 % par l’industriel, 3,0 % par le sidérurgique, 20,9 % par les transports ; le reste est consommé par la branche énergie, l’agriculture, et pour des usages divers.

Par postes de production, l’électricité a compté pour 36,8 % des 257,6 Mtep d’EPC totale consommée après cvs. La production nette électrique s’est établie à 517 TWh, pour une consommation nette de 410 TWh qui tient compte d’un solde d’échanges de – 69,5 TWh (Tabl. 2). La production brute d’électricité d’origine nucléaire a atteint un record (Fig. 1b), à 415,2 TWh (+ 5,3 %), grâce au réseau de cinquante-neuf tranches productives réparties dans vingt centrales, après l’entrée en service des tranches B1-B2 à Chooz (Ardennes).

Production et consommation mondiales d’EPC

La production mondiale d’EPC s’est élevée à 8 807 Mtep, dont 1 135 (13 %) pour la zone Europe incluant la Turquie. Dans le monde et dans la zone Europe, c’est le pétrole qui fournit la plus forte part, suivi du gaz naturel et du charbon. Mais alors qu’au niveau mondial, la part du pétrole est de 41 %, elle descend à 29 % dans la zone Europe, en raison de la place tenue par le nucléaire (8 % contre 22 %).

La consommation mondiale est de 8 753 Mtep, dont 1 818 Mtep en zone Europe (21 %) où le taux d’indépendance énergétique global est de 62,4 %, grâce aux hydrocarbures de la Mer du Nord, au charbon et au nucléaire : il est de 43,7 % pour le pétrole, 62,8 % pour le gaz naturel, et 69,5 % pour le charbon.

Tabl. 1 : Bilan 2000 de la production et de la consommation d’énergie primaire commerciale (EPC) en France, Europe, et dans le monde (en Mtep).

 

Tabl. 2 : Bilan électrique français détaillé en 2000 (en TWh).

 

Fig. 2 : Mines ou gisements de substances énergétiques et métalliques français métropolitains en activité (situation 2000)>
Fig. 1a : Répartition de l’Energie primaire commerciale disponible en France en 2000.

Fig. 1b : Répartition de la production brute d’électricité en France en 2000.

Fig. 1c : Production de combustibles fossiles, d’uranium et de métaux en France de 1995 à 2000 (échelle de gauche : houille x 1 000 t, or x 1 kg ; échelle de droite : lignite x 1 000 t, uranium x 1 t, nickel x 100 t, cobalt x 1 t, magnésium x 10 t, argent x 1 kg).

 

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