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La diatomite
est une roche sédimentaire siliceuse biogénique,
constituée entièrement ou essentiellement
de squelettes, ou frustules, de diatomées fossilisés.
Les diatomées sont des plantes unicellulaires aquatiques,
apparentées aux algues brunes, qui se sont développées,
principalement depuis le Crétacé terminal,
dans des eaux douces, saumâtres et salées.
On reconnaît
deux grands types de gisements: les gisements marins, formés
notamment dans les zones de "upwelling", et les
gisements continentaux, essentiellement lacustres et situés
dans des contextes volcaniques. La plupart des gisements
d'intérêt économique sont d'âge
miocène et d'origine lacustre.
Les matériaux
diatomitiques bruts font l'objet de différentes
phases de traitement en usine, comprenant concassage, séchage
et broyage, sélection et calcination (avec ou sans
agent fondant). Les principales propriétés
des produits diatomitiques (inertie chimique; faible densité apparente;
porosité, surface spécifique et capacité d'absorption
des liquides élevées, pouzzolanicité,
...) sont liées à leurs caractéristiques
fondamentales: composition chimique et structure.
Ils sont principalement
utilisés comme adjuvants pour la filtration de liquides
divers, notamment alimentaires (bière, vin, glucose,
...), également en tant que charges, absorbants
et produits isolants et réfractaires.
La production
mondiale, qui est de l'ordre de 1,8 Mt/an, est nettement
dominée par les Etats- Unis, suivis par la France,
le Japon, les pays de l'ex-URSS, la Chine et le Danemark.
La production française
est assurée par deux sociétés, CECA
et CELlTE FRANCE, dont les gisements et les usines sont
situés dans les départements de l'Ardèche
et du Cantal. En 1994, celle-ci s'élevait à près
de 230 000 t de matériaux bruts, soit environ 86
500 t de produits finis, et près de 70 % des ventes étaient
réalisées à l'exportation.
Cette même année,
les exportations françaises étaient de 56
000 t et les importations de 27 200 t, ce qui situait la
consommation apparente de notre pays aux alentours de 52
700 t.
L'avenir de l'utilisation de
la diatomite paraît assuré à court
terme dans le secteur de la filtration, mais pourrait être
menacé à plus longue échéance
par des techniques ne faisant pas appel aux adjuvants (filtration
tangentielle et membranaire, ultrafiltration).
Cette étude a été réalisée
dans le cadre des actions de Service public du BRGM, financées
par le ministère de l'Industrie, de la Poste et
des Télécommunications.
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