|
Les zéolites constituent
une importante famille de minéraux aluminosilicatés
et hydratés, de type tectosilicates, contenant des éléments
alcalins et alcalino-terreux. Compte tenu de leur abondance
dans la nature et de leurs propriétés physiques
et chimiques, seules six espèces minérales
présentent un réel intérêt économique:
la chabazite, la clinoptilolite, l'érionite, la
heulandite, la mordénite et la phillipsite.
Les zéolites naturelles
dites "sédimentaires" se forment dans
des contextes géologiques et dans des conditions
physico-chimiques variés, le plus souvent par altération
du verre volcanique contenu dans les roches pyroclastiques
et volcanosédimentaires.
On reconnaît six principaux
types de gisements. Ceux qui ont la plus grande importance
au niveau économique sont de types "système
hydrologique fermé", "système hydrologique
ouvert" et "sédimentaire marin".
Dans la majorité des cas, les matériaux dont
les teneurs en zéolites excèdent 70 % font
l'objet d'un traitement simple (concassage, broyage, séchage,
tamisage).
Les principales propriétés
des zéolites, qui sont l'échange cationique
et l'adsorption (tamis moléculaire) découlent
des caractéristiques de leur structure cristalline
et de leur composition chimique.
Les matériaux zéolitiques
sont employés principalement dans les secteurs du
bâtiment (pierres dimensionnelles et additifs pouzzolaniques
pour ciments), de l'agriculture et de l'élevage,
et de la protection de l'environnement.La production mondiale,
hors secteur du bâtiment, qui semble avoisiner 1
Mt/an, est dominée par Cuba, le Japon, la Corée
du Sud, la Russie, la Chine et les Etats-Unis.
La France ne produit pas de
zéolites naturelles, qui sont importées de
Cuba, des Etats- Unis, de Hongrie, d'Italie et de Turquie.
La consommation française, en 1994 et 1995, s'élevait à environ
7 500 t/an et concernait essentiellement le secteur de
l'élevage (alimentation, litières).
A l'échelle mondiale,
la consommation de zéolites naturelles devrait connaître, à court
terme, une croissance lente et régulière,
et, à plus longue échéance, les secteurs
de l'agriculture et de l'élevage, de la protection
de l'environnement et de l'énergie devraient enregistrer
le plus fort développement.
Cette étude a été réalisée
dans le cadre des actions de Service public du BRGM, financées
par le ministère de l'Industrie, de la Poste et
des Télécommunications.
|